25 RANDOW THINGS.

25 RANDOW THINGS.
1. Quand je suis vraiment fatigué, je suce mon pouce.
2. Je suis légèrement hypocondriaque.
3. Je ne sais pas faire de vélo.
4. Pour certaines choses, je suis un puriste.
5. Je n'ai pas aimé le dernier tome d'Harry Potter.
6. Ni Bienvenue chez les Ch'tis.
7. Je dis souvent " il faut que je vois ce film " et finalement je ne le vois pas.
8. La musique m'a sauvé la vie.
9. Les portes ouvertes me stressent.
10. Je suis capable de chanter devant 500 personnes mais j'ai la gorge bloquée dès qu'il s'agit de sortir une note devant un public réduit.
11. Je suis incapable de ne pas pleurer en écoutant un album de McFly.
12. Je fais souvent craquer mes doigts et même si ça agace tout le monde, je continue.
13. Je ne suis maniaque qu'avec mes bouquins et mes cd, que je classe par ordre alphabétique.
14. Le sourire de Danny Jones, les yeux d'Harry Judd, la voix de Tom Fletcher et les mains de Dougie Poynter me font rêver.
15. J'ai peur qu'on m'abandonne encore.
16. Je suis insomniaque chronique.
17. Je n'arrive quasiment jamais à achever mes histoires.
18. J'ai toujours su que j'étais gay, mais pendant un moment j'ai tout fais pour l'étouffer.
19. Je pense plus aux autres qu'à moi.
20. Je me sacrifie très facilement.
21. Je n'ai pas pleuré à l'enterrement de ma grand-mère alors que je l'adorais.
22. Par contre, j'ai pleuré à la mort d'Heath Ledger.
23. Je voudrais savoir dessiner.
24. Je tombe amoureux comme on tombe d'une chaise : ça fait toujours mal et je m'en relève difficilement.
25. Je pars à Londres au mois de Novembre, et je suis certain de m'effondrer en larmes quand je reviendrais.

# Posté le jeudi 27 août 2009 17:08

Modifié le jeudi 27 août 2009 17:19

BANG BANG ON THE WALLS.

BANG BANG ON THE WALLS.









Il a toujours appris à la contrôler.
Cette solitude, c'est un peu son amie. Une de celles qui ne vous lâche jamais.
Qui tient toujours prise, même dans les turbulences.
Ce genre d'amie agaçante qu'on déteste quand elle est là, et qui nous manque quand elle s'en va.

Mais ce soir, elle est trop forte.
Alors bien sûr, il n'en parle à personne.
Parce que bien évidemment, des gens pour l'écouter, il y'en a des tas.
Il se trouve égoïste, capricieux.
Il pense à tous ces gens véritablement seuls dans le monde et pourtant il n'arrive pas à être triste.
Ce soir sa tête tourne un peu, sa gorge lui fait mal, ses yeux semblent vouloir sortir de leurs orbites. Il se demande si un jour quelqu'un l'aimera suffisamment pour l'accepter avec ses ombres, ses endroits où personne d'autre ne peut aller, ses fantômes du passé.

Lorsqu'il est dans ce genre d'état, la seule chose qui fonctionne, c'est la musique.
Il ne sourit pas pour autant mais il ferme un peu les yeux, juste un instant, et il se laisse pleurer.
Sans avoir honte. Sans se dire que c'est mal. Sans se rappeler que son père disait que les larmes, c'était pour les femmelettes. Que les mecs, ça ne pleurait jamais.
Il gratte quelques cordes, ça résonne un peu dans la chambre, il ne la pensait pas aussi vide. Il essaie de chanter un peu, sa voix grésille, rape, se morcèle.

Alors il frappe.
Dans son oreiller, son matelas, dans le mur en face.
Il ne ressent rien.
Il écoute ce mec cogner sa batterie comme il aimerait qu'on lui cogne le c½ur à coup d'sentiments. Et il se sent un peu comme lui. Un peu. Un peu.

Peu de sommeil depuis des semaines.
Os fatigués.
Chut.

# Posté le mardi 25 août 2009 18:18

Modifié le mardi 25 août 2009 18:47

JUST REMEMBER TO SMILE SMILE SMILE.

JUST REMEMBER TO SMILE SMILE SMILE.

Juillet 2008. Clem ♥ m'envoie une chanson. Bubblewrap. Le nom du groupe me dit quelque chose. Un gros quelque chose. 5 colours in her hair. Étant un grand fan de la série As If, je connais les McFly pour avoir écrit une chanson inspirée du personnage de Sooz. Mais c'est tout. Pas envie d'en connaître plus. Puis j'écoute. Les paroles, d'abord. Bang. Les voix. Bang. La musique. They shoot me down. Je l'ai écoutée peut-être une dizaine de fois cette chanson, et je me suis mis à chialer. Vous avez déjà eu l'impression qu'une chanson avait été écrite pour vous, j'en suis sûr. Ça fait toujours un peu bizarre, n'est-ce pas ? D'entendre quelqu'un chanter votre peine, vos douleurs, et les balancer au monde entier, comme ça, sans préavis. Ça fait un peu plus d'un an maintenant. Un an que j'aime ces quatre mecs comme rarement j'ai aimé un groupe auparavant. Ils sont devenus une partie proéminente de mon quotidien, car il ne se passe pas un jour sans que leur musique résonne dans ma chambre, ou que je chantonne un de leurs morceaux. Je sais que de nombreux fans les suivent depuis le début, depuis la fin de Busted, et certains d'entre eux ne supportent pas les arrivistes. A ceux là, je dis que l'amour n'est pas une question de nombre d'années, mais bien d'honnêteté, de passion. Ces mecs là me rendent le sourire quand je le perds, me font chialer quand j'en ai besoin, me font rire avec leurs conneries, m'émerveiller quand ils sont sur scène. Grâce à eux, j'ai rencontré des personnes magiques, avec qui je n'ai pas honte de dire que McFly, c'est d'la bombe baybay. Alors voilà, ce soir, je tiens à les remercier. Un par un. Même si j'ai parfaitement conscience qu'ils ne liront jamais ce post. Je m'en fous. J'ai besoin de m'exprimer. Je remercie Dougie Poynter pour ses changements de coupe de cheveux, pour son sourire de malade, pour ces exhibitions complètement tarées, pour Transylvania. Je remercie Danny Jones pour le live de Not Alone à Wembley. Pour ne pas être au sommet de la chaîne de l'évolution. Pour être highly intelligent, agile and sexual. Pour m'avoir fait redécouvrir Springsteen. Je remercie Tom Fletcher pour sa geekitude assumée, pour ses t-shirts, pour She falls asleep. Et je remercie Harry Judd pour être un fucking drummer, pour sa face de bébé, pour sa passion. Je remercie McFly pour apporter une dose de soleil dans ma vie un peu chaque jour. Et pour longtemps.

# Posté le jeudi 06 août 2009 22:02

Modifié le vendredi 07 août 2009 19:12

J'Y CROIS ENCORE.

J'Y CROIS ENCORE.
Tu sens ses regards te flatter, tu vois tes joues rougir ; tu n'es pas immunisée contre son sourire. Tu le vois tourner autour, tu essaies de lui échapper mais son petit air glamour ne quitte plus tes pensées. Tu le sens sillonner ton c½ur et sans dire mot tu le regardes mais tu ne vois pas ma douleur ; j'ai envie de chialer mais je m'en garde. Quand bien même espérer que me sortent des yeux quatre ou cinq qualités pour rendre ton monde plus bleu. A quoi bon résister à cette brume d'enfer où depuis je suis noyé ? Je me fous la tête en l'air. Mais j'y crois encore : je ne me laisse pas mourir. Même jusqu'à ma mort, en quête de ton sourire. Et j'y crois encore. Dans mon corps, ma propre prison, et même si j'en sors ce ne sera pas une raison. Rien que t'imaginer dans ses bras engourdis, oh, non ! rien que d'y penser je n'en dors plus la nuit. Mais ne me laisse plus souffrir ou achève moi donc, je préfère encore mourir, que ma route soit moins longue. Mais je sais qu'il est l'heure et c'est peut-être ma faute. Je prends encore sur moi ; un sanglot de plus et je saute. Mais j'y crois encore : je ne me laisse pas mourir. Même jusqu'à ma mort, en quête de ton sourire. Et j'y crois encore. Dans mon corps, ma propre prison, et même si j'en sors ce ne sera pas une raison. Ne vois-tu pas mes yeux ? C'est comme mille artères. Ne vois-tu pas les cieux embrumés de ma colère ? En fait tu ne vois rien, juste le bleu de ses yeux. Il fait trop noir dans les miens mais je fais ce que je peux. Mais j'y crois encore : je ne me laisse pas mourir. Même jusqu'à ma mort, en quête de ton sourire. Et j'y crois encore, j'y crois encore. Les fantômes de nos souvenirs, et même s'ils ont tort, rien ne pourra jamais les détruire. J'y crois encore.

# Posté le lundi 20 juillet 2009 16:08

CAP QU'ON S'ENVOLE ?

Je ne sais pas ce que ça vaut.
A vous de me l'dire.
Sous réserve de suite.


*

Les portes s'ouvrent dans un bruit de fer à repasser à qui on fait cracher de la fumée à foison. Le genre de bruit reconnaissable entre mille. Elle longe les premières caisses, observe la minuscule télévision placée en haut d'une poutre d'un blanc cassé, où traînent ici et là quelques tags " Léa V. la salope ". Elle s'y voit, le manteau long qui arrive aux chevilles, les cheveux trempés du crachin à l'extérieur, le maquillage estompé mais la mine radieuse. Ose tirer la langue, éclate de rire, et ce rire il est beau. Les caissières se retournent, elles sourient aussi, sûrement l'habitude d'entendre rire la cliente aux longs manteaux noirs et qui sent toujours l'abricot.

Ça marche entre les rayons, ça choisit comme ça au hasard, ou ça joue les professionnels du fruit bien mûr, ça tâte, ça sent, ça repose tranquillement. Elle observe les étalages, ça regorge de couleurs et d'odeurs, toutes différentes, et vraiment, ça l'émerveille, ce vert acide et ces rouges gourmands. La jeune femme prend une pomme golden, comme ça, à la volée, toujours été ses préférées, ce goût un peu âpre, et elle n'enlève jamais la peau, car elle adore quand ça résiste, et que le jus s'en aille par gouttelettes délicieusement sucrées. Lentement, elle remplit son petit panier rouge en plastique, en saluant sans grande envie les voisines du dessus, avec leur cabas à carreaux et leur habitude malsaine de s'occuper de ce qui ne les regardaient pas. Oui, Madame Untel, les enfants vont bien, oh vous savez, les notes c'est pas si important, oui d'accord, je dirais à Lucas d'arrêter de jouer de la batterie pendant vos Feux de l'amour, au revoir Madame Untel, dîtes bonjour à vos petits enfants. Elle laisse s'éloigner les commères et associées, en se promettant d'acheter de nouvelles baguettes à son fils, et de lui hurler en riant de ne pas faire tant de bruit lorsqu'il sera en colère.

En slalomant entre les rayons, elle sent les gouttes de pluie s'infiltrer le long de son cou, et entrer dans ses vêtements, alors elle frissonne, juste histoire de, même si elle aime ça, ce minuscule chatouillis qui fait gigoter son intérieur. Aux caisses, elle se dirige vers la petite vendeuse maghrébine qu'elle aime bien, parce qu'elle a toujours d'immenses boucles d'oreilles et du rouge à lèvres aux couleurs qui changent tout le temps. Mais aujourd'hui, elle ne semble pas très bien, et en se demandant si elle s'appelle Nadia ou Leila, la cliente aux vestes longues pose ses achats sur le tapis roulant. Ça fait comme du vinyl, lui fait penser à son père. Puis la lumière rouge, bip bip, le prix qui augmente, 10 euros et 35 centimes s'il vous plait. Nadia ou Leila ne semble pas vouloir discuter avec elle aujourd'hui, alors elle tend un billet de 20, les ongles sont parfaitement manucurés, un rose très pâle, presque invisible pour un ½il amateur. Ou qui ne s'intéresserait pas aux couleurs de vernis à ongles. Le tiroir caisse se referme, voilà votre monnaie. La cliente s'en va avec ses sachets, qui lui strient déjà les phalanges, mais la douleur, elle a appris à vivre avec, c'est comme tout, on s'habitue. Nadia ou Leila n'affiche même pas un sourire, et elle ne porte pas de boucles d'oreilles.

Les portes s'ouvrent à nouveau, c'est métallique, le froid l'accueille, la pluie a cessé.
Ce soir, Elisabeth a décidé de prendre son temps, de ne pas se presser, ses talons claquent le sol, quelques graviers s'envolent. Un vieillard dans une Golf grise passe à toute vitesse devant elle, arrose ses genoux, elle ne s'en aperçoit même pas. Sur le parking vide, un clochard essaie de se préserver, à l'abri derrière une benne, son chien lui lèche les doigts, il rit doucement, un rire d'enfant, recouvert de miel, il a pas l'air méchant. Elle s'agenouille près de lui, ses collants se filent un peu mais trois paires neuves l'attendent dans le tiroir de sa commode trop grande pour elle, toute seule. Le clochard lui dit que lui, c'est Sammy, en désignant son chien avec une main à demi gantée, miraculeusement propre.

Elisabeth caresse Sammy, son museau est humide et froid, et elle se rappelle qu'elle n'a jamais eu d'animal de compagnie, son père était allergique, donc elle se taisait. Elle laissa le dénommé Marcelo grignoter quelques insipides pizza apéritif, et quelques miettes se nichèrent dans la barbe de celui-ci. La femme lui sourit, comme à son propre enfant, elle lui tend la main, lui proposant un repas chaud, et une douche, peut-être, si elle n'a pas oublié de payer l'eau et l'électricité. Marcelo s'étonne, une femme pareille tout de même, ça n'existe plus. Alors, secrètement, il se demande s'il n'est pas mort, parce qu'elle est tout de même jolie, la gonzesse, un ange. De longs cheveux bruns qui viennent de sécher, tombant en masse sur de fragiles épaules, d'immenses yeux verts, mais vraiment très grands, comme ceux de Sammy. Ses lèvres sont un peu gercées, alors elle passe sa langue dessus, tout doucement, c'est râpeux, et ça a un goût prononcé de sel. Le sans-abri prend la main tendue, siffle Sammy en train de jouer avec une feuille de salade, et qu'est-ce que c'est con un chien parfois, c'est quoi votre prénom, mademoiselle ?

- Je m'appelle Lili.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 16:18