Du sans intérêt, du déjà vu.
J'écris de la merde et je suis assez maso pour l'exposer.
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- Je refuse que tu parviennes à me faire croire aux sentiments. Je ne veux pas de cet engrenage, tu as compris ? Moi je crache sur ça, je piétine. Le c½ur, c'est devenu ce paillasson informe sur lequel tout le monde s'essuie les pieds avant de passer à autre chose. Y a plus d'amour, Gabriel. Rien que des appels au secours. Alors range ta belle gueule, je veux que tu me laisses tranquille. Je veux, je veux, je veux, tu m'entends parler ? Pauvre gamin gâté que je suis devenu. Parce que, devine quoi ? L'idée de te dire adieu un jour, ça me tue. Les au revoir, ça n'existe pas dans mon monde. S'il te plaît, laisse moi juste me fondre à toi. Comme si nous étions... vivants.
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- Pas encore, patiente... tu vas devoir les suivre, Gab, marche derrière leurs pas, ils vont te guider. Tu aurais dû crever sous cette ceinture. Le cuir aurait dû signer ton arrêt de mort. Pourquoi tu te comportes comme une traînée, mon ange ? Tout est si facile pour toi que tu ne t'aperçois même pas que tu n'avances plus...
- Pourquoi tu ne m'as pas parlé, pourquoi tu ne m'as pas empêché de partir ? C'est toi qui m'a poussé vers lui... comprends que tu es un poison, tu me pourris, mais j'm'en fous, parce que c'est toi, tu comprends, c'est toi et ta cigarette en plein milieu de la nuit, toi et tes lames de rasoir, les baises que tu me forçais à regarder, nos danses sur les toits.
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- C'était Johan. Enfin, non, il était pas vraiment là. Mais dans ma tête, si, tu comprends ? J'ai pu sentir son corps, et... son c½ur, battre, c'était, oui il était près de moi, et j'avais cette envie terrible de le toucher, comme j'ai envie de te prendre la main maintenant, parce que j'ai peur, que je me pèle, et que j'ai besoin de la main de quelqu'un, maintenant tout de suite, mais non, je ne le ferais pas, parce que je risquerais de la serrer bien trop fort pour toi, oui, on m'a toujours dit que je n'avais aucune conscience de ma force.
- Il y a un truc qui permet de rester en vie et qui s'appelle respirer. Tu devrais essayer, ça marche parfois.
- Tu sais, tout ça, notre horloge biologique et tous ces trucs, je crois que je la sens tourner à l'intérieur de moi, et elle va trop vite, et je crois bien que je me perds, et que j'en ai marre d'être un mécanisme. Parfois, il serait bon d'arrêter de respirer, d'ouvrir les yeux, et de voir que le monde ne change pas quand on essaie pas de l'ingérer. Le monde n'a pas besoin de nous, il vit parfaitement bien sans nos présences. Alors pourquoi on se borne à continuer d'y vivre, tu peux me le dire ?
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- On doit vivre parce que tous les masques finissent par devenir obsolètes.
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- Mes cheveux sont ternes. Ils sont secs sous mes doigts. Tu as vu la couleur de mes yeux ? J'ai l'impression qu'on a passé mes pupilles à l'eau de javel. Décolorés. Ils ne brillent plus comme avant, n'est-ce pas ? J'ai toujours cru que la musique parviendrait à me sauver, à adoucir tous nos m½urs. Mais un jour tu es parti, et je me suis dis que quite à mourir, je ne devais pas le faire seul.